C'est un gros réseau IPTV qui pirataient de grandes chaînes payantes françaises qui vient d'être démantelé. 250 000 abonnés ont ainsi perdu un accès qu'ils payaient pour pas cher.

La lutte contre l'IPTV passe pour les grands ayants droits d'abord par une réponse judiciaire toujours plus rapide, et qui doit mettre dans la boucle les FAI, mais aussi les fournisseurs de DNS et de VPN. Mais il y a aussi un combat plus traditionnel à mener, avec les forces de l'ordre qui démantèlent les réseaux les plus importants. Ce qui vient d'être fait en ce début de mois de juin.
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Les gendarmes démantèlent le réseau IPTV Noos+
Voilà une opération dont les gendarmes du centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) vont pouvoir s'enorgueillir. Ils viennent en effet de mettre fin au réseau IPTV dit Noos+, qui proposait à ses clients, moyennant 7 euros par mois, un accès à de nombreuses chaînes payantes telles que Canal+, Ligue 1+ ou bien BeIN Sports.
L'enquête de plusieurs mois, et dont Le Parisien se fait l'écho, a permis de mener à l'interpellation d'une dizaine de personnes, de celle de son fondateur en Belgique, et de la mise hors circuit des 20 serveurs du réseau. Résultat, les quelque 250 000 abonnés ont vu brutalement leur abonnement ne plus fonctionner.
Un chiffre d'affaires estimé à près de 12 millions d'euros
Et ce réseau Noos+ était particulièrement rentable. Créé, selon les résultats des investigations, par un Italien vivant en Belgique, et travaillant avec au moins trois informaticiens confirmés, le réseau disposait notamment de serveurs aux Canada, en France ou aux Pays-Bas. Selon le C3N, le fondateur et les administrateurs généraient ensemble un chiffre d'affaires estimé à environ 12 millions d'euros.
Et les saisies confirment cet aspect très lucratif. Les enquêteurs ont pu en effet s'emparer, dans le cadre de l'enquête, de près de 700 000 euros en cryptomonnaies, de 400 000 euros sur des comptes bancaires ainsi que de 100 000 euros en cash. À cela s'ajoute du matériel informatique et des objets de luxe, valant au total près de 150 000 euros.
Source : Le Parisien